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Michel Tyszblat - « L'assiette au heurt »



Michel Tyszblat

« Assiette au heurt »

Série « L'île des assiettes »

Huile sur toile – 2007 – 200 x 300 cm

Signature en bas à droite

Provenance : atelier de l'artiste

Series « L'île des assiettes »

Oil on canvas – 2007 - 200 x 300 cm

Signed lower right

Origin : artist's studio



En situation : « C’est magnifique mais cela ne rentre pas chez moi ». Cette remarque est souvent la première à être faite devant un grand tableau. Pour combattre ce frein à l’acquisition plus psychologique que réel Galerie Anna-Tschopp présente ses très grands formats dans plusieurs univers. L’un dans un espace très confiné puisque d’une hauteur de plafond de 2,40 m, l’autre dans celui d’un salon meublé doté d’une surface murale conséquente et le troisième sur un mur dédié.

In situation : "It's beautiful but it does not fit into my home." This remark is often the first to be made in front of a large painting. To fight this obstacle to the acquisition more psychological than real Galerie Anna-Tschopp presents its very large formats in several worlds. One in a very confined space since with a ceiling height of 2.40 m, the other in that of a furnished living room with a substantial wall surface and the third on a dedicated wall.


Le mot du marchand :

Maintenant que l’œuvre de Michel Tyszblat est fermé il est important d'en définir sa portée historique. En d'autres termes en quoi cet œuvre est spécifique et en quoi son auteur est immédiatement identifiable ?

Plutôt que de classer ses œuvres en séries Michel Tyszblat a préféré utiliser la terminologie des « îles ». Son archipel personnel se découpe ainsi en une vingtaine d'« îles », dont certaines seraient plutôt des îlots en regard du nombre limité des travaux les constituant. Toutefois cet archipel n'est pas aussi hétérogène que la segmentation dénominative des îles pourrait le laisser supposer ; et si ce classement permet une lecture plus aisée de l’œuvre en résumant les sujets successifs abordés par l'artiste au cours de sa carrière, ce survol est bien trop limitatif pour pouvoir prétendre à appréhender la dimension réelle de cet œuvre. Il appartient au regardeur de jeter un pont entre ces îles, d'identifier les éléments qui les unissent et qui constituent l'essence même du travail de l'artiste. Chacun peut évidemment préférer mettre l'accent sur telle ou telle partie de ce travail en regard de ses propres attentes. Mais s'arrêter aux seuls sujets et à leurs traductions graphiques nous semble cependant par trop réduire l'art de Michel Tyszblat. Pour nous les recherches plastiques qu'il introduit dans les rapports de couleurs et dans la relation entre les fonds et les formes sont non seulement caractéristiques de son œuvre mais encore essentielles. Quelle que soit l'« île » sur laquelle on s'attarde on retrouve la même subtilité du choix des tons, la même délicatesse de la coloration d'ensemble et ce même accord des formes et du fond sur lequel elles «reposent». Pour ce qui est de la couleur Michel Tyszblat utilise ce qu’il appelait des « tons cassés », c’est à dire dont la vivacité est rabattue par l’introduction de blanc ou de gris. La brillance est ainsi réduite au profit d'une sorte « d'entre-deux » d'une grande finesse dans les nuances. Il caresse les teintes, leur apporte un « toucher » particulier. Même dans les « îles » les plus exubérantes comme « Les grotesques » les couleurs sont toujours parfaitement maîtrisées, jamais criardes, invariablement à la bonne place. Ce contrôle absolu des teintes et des nuances permet à Michel Tyszblat de faire sortir le tableau de sa planéité originelle en perturbant la préhension des différents plans. La fonction de soubassement plastique du fond y est contestée par les formes qui s'y appuient, formes dont il arrive que la texture interne paraisse s'enfoncer dans le tableau bien au-delà dudit fond. L'organisation classique de l'espace en plans successifs s'efface au profit d'une sorte de cosmographie plastique dont les figures constitueraient les objets célestes. Si jamais l'œuvre de Michel Tyszblat venait à perdurer et s'inscrire dans l'histoire de la peinture de son temps ce serait assurément dû sa pratique très fine de la couleur associée à son dérèglement de l'espace.

 

Il existe 3 œuvres de ce format (200 x 300), toutes réalisées pour une exposition au centre Julio Gonzales d'Arcueil. L'atelier de l'artiste étant trop petit ce sont les établissements « Marin », fabricant de matériel pour artistes, qui mirent à disposition une salle pour que celui-ci puisse les réaliser. 2 sont sur fond noir et une sur fond blanc.

 

Référencée dans le catalogue édité en 2008 par l'Espace Julio Gonzales d'Arcueil.

Word of the merchant :

Now that Michel Tyszblat's project of works is closed, it is important to define its historical significance. In other words, how is this work specific and how is its author immediately identifiable ?

Rather than classifying his works in series, Michel Tyszblat preferred to use the terminology of "islands". His personal archipelago is thus divided into twenty or so 'islands', some of which are rather islets in comparison with the limited number of works constituting them. However, this archipelago is not as heterogeneous as the denominative segmentation of the islands might suggest; and if this classification allows an easier reading of the work's globality by summarizing the successive topics tackled by the artist during his career, this overview is far too restrictive to be able to claim to grasp the real dimension of the complete project of works. It is up to the viewer to bridge these islands, to identify the elements that unite them and that constitute the very essence of the artist's work. Anyone can obviously prefer to focus on this or that part of this work in relation to his own expectations. But to consider only the subjects and their graphic translations seems in our view to be too much reducing the art scope of Michel Tyszblat. For us, the plastic research that he introduces into colors ratios and the relationship between backgrounds and forms is not only characteristic of his work but still essential. Whatever the "island" on which we linger, we find the same subtlety in the choice of tones, the same delicacy in the overall coloration and the same tuning of forms with the background on which they "lie on". As far as the color is concerned Michel Tyszblat uses what he called "broken tones", ie whose vivacity is turned down by the introduction of white or gray. The brilliance is reduced in favor of a kind of "in-between" of great finesse in shades. He caresses the hues, brings them a particular "touch". Even in the most exuberant "islands" like "Les grotesques" the shades are always perfectly mastered, never gaudy, invariably in the right place. This absolute control of hues and shades allows Michel Tyszblat to get the painting out of its original flatness by disrupting the gripping of the different plans. The function of plastic support entrusted to the background is contested by the forms that lie on it, forms of which it happens that the internal texture seems to sink into the painting well beyond the said support. The classic organization of space in successive planes fades in favor of a kind of plastic cosmography whose figures constitute the celestial objects. If ever the work of Michel Tyszblat was to continue and to become part of the painting history  of his time it would certainly be due to his very fine practice of the color associated with his disturbance of the space.

 

There are only 3 works of this format (200 x 300), all produced for an exhibition at the Julio Gonzales center in Arcueil. As the artist's studio was too small, the "Marin" company, a manufacturer of artists' equipment, made available a room to carry them out. 2 of them are on a black background and one on a white background.

Referenced in the catalog published in 2008 by Espace Julio Gonzales d'Arcueil.



 

Intérêt d'achat / Purchase interest

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