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Sergio Birga - « R.U.R. »






Sergio Birga

« R.U.R. »

Série « Dessein littéraire »

Pierre noire sur papier Canson – 2010 - 60 x 80 cm pour chaque dessin

Signature et date en bas à droite de chaque dessin

Titre et source en bas à gauche de chaque dessin

Provenance : atelier de l'artiste

Series « Dessein littéraire »

Black chalk on Canson paper – 2010 – 60 x 80 cm for each drawing

Signature and date bottom right of each drawing

Title and source of the story bottom left of each drawing

Origin : artist's studio


Le mot du marchand :

R.U.R. est une pièce de théâtre d’anticipation sur l’aliénation et le totalitarisme écrite par Karel Čapek en 1920. Elle est célèbre pour avoir fait rentrer dans le vocabulaire courant un nouveau mot : robot. Le côté abrasif de l’œuvre et de l’auteur quant aux autoritarismes qu’ils dénoncent peut par ailleurs être mesuré par l’anecdote suivante : quand en mars 1939 les troupes allemandes envahirent la Tchécoslovaquie, Karel Čapek était la troisième des personnalités à arrêter sur la liste de la Gestapo. Toutefois les nazis ne purent mettre à exécution leur sinistre projet, Čapek étant décédé de pneumonie trois mois plus tôt. La pièce se déroule dans le futur, dans l’usine de fabrication de robots R.U.R. Un industriel y produit des machines biologiques, à l’apparence humaine mais dénuées de sensibilité et ayant une capacité de travail remarquable associée à une intelligence supérieure. Ces machines se vendent très bien à d’autres industriels, qui les utilisent dans leurs propres usines. Elles finissent par se révolter et anéantissent l’humanité. Toutefois à la fin de la pièce deux d’entre elles découvrent l’amour et le dernier être humain, avant de disparaitre, leur remet la responsabilité du monde. Quant à la distribution des personnages Harry Domin, est l’industriel qui fabrique les robots dont Radius est le chef. Alquist est l’architecte du projet. Il se rendra compte de la monstruosité que celui-ci engendre mais ne pourra le rééquilibrer par manque de technologie. Il sera le dernier survivant des humains et confiera à la fin, dans un dernier espoir, le monde aux deux robots qui ont découvert l’amour. Ils seront l’Adam et l’Eve de ce nouveau monde. Le docteur Hellman, alias Hallemeier, est le psychologue de l’usine. Hélène est la fille d’un ponte industriel et représentante de la ligue de l’humanité qui cherche à libérer les robots de leur soumission aux hommes. C’est elle qui sera par son humanisme, à la fois au départ de la révolte des robots et l’artisan de leur extinction en détruisant la formule de leur construction.

L’histoire est reconstituée en 6 dessins. Plus exactement en 5 + 1 car si la trame est résumée en cinq tableaux Sergio Birga intègre Karel Čapek dans le sixième et montre par là que l’auteur s’est totalement intégré à sa pièce et que certains de ses personnages sont ses porte-parole. Sergio Birga accentue d’ailleurs cette corrélation entre narrateur et narration en s’inscrivant lui même parmi les protagonistes de l’histoire sous la forme de Hallemeier et Alquist. Quoique réalisée presque 90 ans plus tard cette série reprend beaucoup à l’expressionnisme allemand des années 20 et reflète ainsi la pensée prophétique et tourmentée de l’époque. Il faut également noter la capacité narrative de ces dessins, leur aptitude à épouser le texte qui leur sert de support et à condenser plusieurs pages de ce texte en une seule image, laquelle ne décrit pas seulement une action mais d’où vient cette action et vers quoi elle se dirige. Sergio Birga sait introduire dans son travail une progression dramatique qui dépasse très largement la simple illustration et qui ambitionne de se mesurer à un procédé littéraire. En ce sens on peut parler de «Dessein littéraire».

Word of the mechant :

R.U.R. is an anticipatory play on alienation and totalitarianism written by Karel Čapek in 1920. It is famous for bringing a new word into the vocabulary of everyday life: the robot. The abrasive side of this work and of its author about the authoritarianism they denounce are also measured by the following story: when German troops invaded Czechoslovakia in March 1939, Karel Čapek is the third on the list of personnalities the Gestapo has to arrest. However, the Nazis could not realize their dark project, Čapek had died of pneumonia three months earlier. The action takes place in the future, in the R.U.R robot manufacturing plant. An industrialist produces biological machines, with a human appearance but devoid of sensitivity and with a remarkable work capacity associated to superior intelligence. These machines sell very well to other manufacturers, who use them in their own factories. They end up rebelling and annihilating humanity. However at the end of the play, two of them discover love and the last human being, before disappearing, gives them responsibility for the world. As for the characters Harry Domin, is the industrialist who manufactures the robots of which Radius is the leader. Alquist is the architect of the project. He will realize the monstrosity that this one generates but can not rebalance it for lack of technology. He will be the last humans to survive and will finally entrust, in a last hope, the world to the two robots who have discovered love. They will be the Adam and the Eve of this new world. Dr. Hellman, aka Hallemeier, is the plant’s psychologist. Hélène is the daughter of an industrialist boss and the representative of the League of Humanity who seeks to free robots from their submission to men. It is she who will be by her humanism both, at the beginning of the robots rebellion and the craftsman of their extinction by destroying their construction formula.

The story is rebuilt in 6 drawings. More precisely in 5 + 1 because if the plot is summarized in five works Sergio Birga integrates Karel Čapek in the sixth and shows that the author has fully integrated his play and that some of his characters are his spokesmen . Sergio Birga accentuates this correlation between narrator and narration by portraying himself as one of the story protagonists in the form of Hallemeier and Alquist. Although realized almost 90 years later, this series takes a lot to German Expressionism of the 1920s and reflects the prophetic and tormented thinking of that era. It is also important to note the narrative ability of these drawings, their faculty to blend with the text that sustains them and to condense several pages of this text into a single picture, which not only describes an action but where this action comes from and where she goes to. Sergio Birga knows how to introduce into his work a dramatic progression that proceeds far beyond simple illustration and which aspires to measure himself against a literary process. In this sense we can speak of «Dessein littéraire» (in french dessin [drawing] and dessein [intention] are pronounced the same way).






 

Sergio Birga

en/as

Hallemeier


 

Sergio Birga

en/as

Alquist



 

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