Enchères déflationnistes



La plupart de nos idées, bonnes ou mauvaises, ont généralement pour origine une frustration. Parmi les plus fréquentes celle de presque toujours constater l’impuissance de l’intuition ou du savoir devant la force . Qui n’a jamais observé par exemple lors de ventes aux enchères, des estimations étonnamment basses donner lieu à des envolées stratosphériques ? Dans cette configuration on en vient couramment à questionner la compétence de la société de vente volontaire. A moins que l’écart acadabrantesque ne soit, cas que nous excluons car par trop improbable, le fruit d’une indulgence coupable de la dite société de vente envers un acheteur ami. Il peut aussi s’agir d’une opération «marketing» à but d’attirer des naïfs par une offre des plus alléchantes et ainsi créer artificiellement une émulation compulsive lors des enchères. Faut-il pour autant blâmer le commissaire-priseur ou son expert ? Evidemment non ! Personne n’est tenu de connaître tout sur tout et dans un contexte d’affaires difficile les déontologies sont susceptibles de s’assouplir. Ceci est apprécié comme d’autant moins préjudiciable que les enchérisseurs remettent généralement les prix à la place qui leur est due. Mais est-ce justice ? Pourquoi une mauvaise évaluation, volontaire ou non, serait-elle de fait sauvée par la force du marché ? Pourquoi un amateur éclairé mais impécunieux ne pourrait-il pas en profiter ? Galerie Anna-Tschopp propose ici sa solution. Il s’agit des enchères décroissantes, également appelées enchères hollandaises. Le principe en est simple : les enchères partent d’une proposition légèrement supérieure à l’estimation de valeur courante pour ensuite décroître jusqu’à ce qu’un preneur se présente. La première déclaration d’achat remporte le lot. Il n’y a aucune possibilité de repartir à la hausse comme lors d’enchères traditionnelles. S’il considère  une œuvre comme sous-évaluée par son estimation un acquéreur potentiel peut coiffer les enchères dès la première proposition. Celle-ci ne pourra être couverte par aucune contre-offre. S’il estime le lot à un juste prix l’enjeu est alors pour lui de savoir quel rabais il peut tenter au risque de voir un tiers plus réactif le lui souffler. Dans des enchères décroissantes le lot ne va plus au plus riche mais au moins cupide. Afin de rendre plus accessibles certaines œuvres à qui saura en saisir l’opportunité Galerie Anna-Tschopp. organisera ses propres ventes par enchères décroissantes deux fois par an, au printemps et à l’automne. Les estimations de valeurs seront les prix auxquels nous proposons ces œuvres en galerie. Le panel des lots mis en adjudication sera suffisamment hétérogène pour que la plupart des préférences et des budgets puissent s’y intégrer. Pour caractériser et dynamiser ces ventes nous leur avons attribué un label que nous avons fait protéger :              

 

Propositions en descente™


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