In situ



A l’occasion de son anniversaire, un des actionnaires de Galerie Anna-Tschopp en a invité un autre au restaurant Peron, situé sur la corniche, près des Catalans, à Marseille. C’est une adresse que beaucoup connaissent déjà et qui n’a probablement pas besoin de l’appui de «Les Brèves d’Anna» pour soigner sa visibilité. Si nous en parlons ici c’est tout d’abord que de notre point de vue on y déjeune ou dîne fort bien pour un prix qui demeure encore raisonnable. Le lieu est authentique dans son concept fin 19ème, la vue imprenable et on s’y restaure comme suspendu au-dessus de l’eau. Pour nous, c’est important aussi, pas de serveurs trop présents ni de présentations pompeuses des différents ingrédients qui constituent l’assiette. La cuisine ça se goûte comme la peinture se regarde, les explications viennent éventuellement en complément et ne devraient jamais être un principal. Justement chez Peron on peut aussi voir ! Pas seulement la mer, les îles du Frioul et le château d’If, mais aussi deux grands tableaux. Un «Louis Cane» ; un paysage ; probablement du milieu des années 80 ; une œuvre n’appartenant pas, à notre connaissance, à une série répertoriée ; une belle toile. Et puis, surtout, un «Hatem Akrout». Un grand papier réalisé à l’encre et à l’acrylique en 2016. Nous l’avions accroché dans la galerie à l’automne dernier à l’occasion d’une petite «rétrospective d’œuvres récentes» de l’artiste où il avait obtenu un beau succès. Le voir «in situ», dans un autre lieu, dans un autre décor, nous a une fois de plus prouvé qu’une œuvre de qualité s’intégrait partout sans problème. Désormais il faudra aller chez Peron pour l’admirer. Mais lui et la table valent largement le déplacement.



Addenda



A la suite de la brève de la semaine dernière un de nos fidèles lecteurs, a joint ses compétences linguistiques pour nous éclairer un peu plus sur l’histoire et le parcours du tableau de Raymond Guerrier qui était l’objet de cette brève. Celui-ci est probablement allé se faire admirer au Japon puisque, selon ce lecteur, le texte de l’étiquette qui se trouve à gauche de celle de la galerie Stiébel est écrit en japonais.   Cette étiquette devait probablement avoir pour but d’identifier l’œuvre auprès des services d’exposition locaux et, toujours d’après notre source d’information, comporterait deux fautes «d’orthographe», l’une dans le nom de l’artiste et l’autre dans l’intitulé du tableau : «Paysage d’Eygalières». Nous avons ainsi indirectement appris la véritable dénomination de cette toile puisque le commissaire priseur auprès de qui nous l’avons acquise l’avait nommée «Paysage des Alpilles». Renseignements pris, ces fautes seraient dues à l’absence de certains phonèmes dans la langue nippone lesquels seraient donc impossibles à transcrire. Ces précisions peuvent bien entendu être considérées comme relevant de l’anecdotique, mais pas tant que cela pour nous. Toutes les biographies de l’artiste attestent de la présence d’une ou plusieurs de ses œuvres dans un musée de Tokyo, bien que nous n’ayons jamais pu vérifier personnellement la véracité de ces affirmations. A l’heure du «copier/coller» systématique dans la presse et ailleurs il y a lieu de se méfier. Si toutefois tel était le cas il en résulterait que l’artiste est répertorié au Japon et y a probablement été exposé. Les mêmes biographies font d’ailleurs parfois état d’une exposition collective qui se serait tenue en 1957 et qui aurait eu pour intitulé : «French painters». Mais ici aussi le récolement des éléments de confirmation est malaisé du fait de la distance géographique et de l’ancienneté des faits. Dans cette dernière hypothèse et pour compléter sa chronique nous aimerions cependant connaître où «Paysage d’Eygalières» a été exposé au Japon et dans quelles circonstances. Nous faisons pour cela appel aux «Pic de la Mirandole» ainsi qu’aux «Sherlock Holmes» de nos lecteurs.


Actuellement visibles à la galerie




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