M. et Mme GORGÔ

 

« Le jardin extraordinaire »




M. et Mme GORGÔ

« Le jardin extraordinaire »

Huile sur toile – 2022 – 92 x 146 cm en diptyque

Signature et date en bas à droite - Signature et titre au dos

Provenance : atelier de l'artiste

Oil on canvas – 2022 – 92 x 146 cm in diptych

Signed and dated lower right - Signed and titled on the reverse

Origin : artist's studio


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Le mot du marchand

M. et Mme GORGÔ est un artiste à quatre mains. Ce type de partenariat interroge toujours quant à son fonctionnement. L’architecture s’organise-t-elle dans une modalité Laurel et Hardy, avec l’un qui peint le haut et l’autre le bas. Ou bien à la manière de Boileau Narcejac avec l’un qui élabore un premier jet, l’autre qui le corrige, le premier qui reprend cette correction et ainsi de suite jusqu’à l’obtention du plein accord des deux. Ou encore dans un concept « free painting » d’improvisation libre où chacun répond à l’autre, complète ses idées, le pousse à aller plus loin. M et Mme GORGÔ quant à lui travaille très classiquement en répartition des tâches. Monsieur scénarise et Madame réalise. Les deux se sont mutuellement reconnus des supériorités dans leurs talents respectifs et se sont distribués leur rôle en fonction. Les deux protagonistes définissent très précisément les thèmes et la façon de les traiter avant d’en entreprendre la réalisation. Chaque détail, chaque présence sont discutés, analysés, pesés. De notre point de vue leur travail entre beaucoup plus dans le champ du « Réalisme magique » que dans celui du « Surréalisme » auquel il pourrait facilement être assimilé. Nous voyons cependant une forte corrélation avec l’écriture de Jheronimus Bosch que les surréalistes ont considéré comme leur grand précurseur. C’est en référence à « Le jardin des délices » que nous avons nommé l’exposition « Le jardin des GORGÔ ». Il n’y a évidemment pas lieu de rechercher de quelconques analogies avec les intentions mystiques du peintre flamand ; lesquelles sont d’ailleurs toujours objet d’interprétations différentes. Les similitudes que nous y décelons portent essentiellement sur le graphisme et l’expression des fantasmes. Des hybrides humanoï-des, des animaux fantastiques, des mutants improbables côtoient une hu-manité issue du siècle dernier, le tout dans une nature très inspirée de celle du Douanier Rousseau. Quant au substrat signifiant de ces ren-contres sorties tout droit d’un chant de Maldoror il appartient à chacun d’y apporter sa propre lecture.

Word from the merchant

M et Mme Gorgô are a four-handed artist. This type of partnership always raises questions about how it works. Is the architecture organised in a Laurel and Hardy style, with the first one painting the top and the other the bottom? Or is it more like Boileau Narcejac, with one creating a first draft, the other correcting it, the first revising the corrections, and so on until both are in complete agreement? Or is it based on a concept of free improvisation, where each responds to the other, adds to his ideas and pushes him to go further? M et Mme Gorgô work in a very traditional way, dividing up the tasks. M Gorgô writes the script and Mme Gorgô directs. The two have recognised each other's superiority in their respective talents and have divided their roles accordingly. The two protagonists define the themes and how to treat them very precisely before embarking on the production. Every detail, every presence is discussed, analysed and weighed up. From our point of view, their work falls much more within the realm of “magical realism” than “surrealism”, with which it could easily be assimilated. However, we see a strong correlation with the work of Hieronymus Bosch, whom the Surrealists considered their great precursor. It is in reference to ‘The Garden of Earthly Delights’ that we named the exhibition ‘The Garden of the Gorgôs’. There is obviously no ground for looking for any analogies with the mystical intentions of the Flemish painter, which are still subject to different interpretations. The similarities we see are mainly in the graphics and the expression of fantasies. Humanoid hybrids, fantastical animals and improbable mutants rub shoulders with an humanity come out of the last century, all in a natural setting very much inspired by that of Le Douanier Rousseau. As for the meaning behind these encounters, straight out of a dirge of Maldoror, it is up to each individual to interpret them in their own way.


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