GIBERGUES

 

« La posture jupitérienne »




GIBERGUES

« La posture jupitérienne »

Série : « Les Ambitieux »

Crayon sur papier – 2017 – 110 x 75 cm

Signature et date en haut à droite – Titre et série au dos

Provenance : atelier de l'artiste

Series : "Les Ambitieux"

Pencil on paper – 2017 – 110 x 75 cm

Signed and dated upper right – Title and series on the reverse

Origin : artist's studio


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Le mot du marchand

Si le travail de Gibergues est très influencé par le cinéma, si ses personnages doivent beaucoup à Frederico Fellini et aux créatures démesurées qui incarnent les fantasmes du réalisateur, il n’en demeure pas moins que l’artiste, au moyen de cette filmographie, porte essentiellement son regard sur ses contemporains. Or quoi de plus contemporain que lui-même ou ses proches, même si ses derniers ne le sont que par médias interposés ? Dans ses portraits et autoportraits Goberges pose le problème de la représentativité. Faut-il respecter la réalité photographique ou bien la transgresser pour tenter d’atteindre une épaisseur psychologique, une personnalité ? Délibérément il choisit de forcer le trait et souligne certains défauts ou disgrâces sachant que de ces derniers surgissent l’empathie ou le rejet.

à propos de l'oeuvre : «La posture jupitérienne» est une œuvre à plusieurs mises en abîme. Elle s'inspire directement du tableau de Jean-Auguste-Dominique Ingres «Jupiter et Thétis». Déjà à l'époque Ingres avait donné au visage de Jupiter la forme de celui d'un de ses amis, le peintre Granet. Gibergues n'invente donc rien en lui substituant celui du Président Macron, élu en 2017. L'œuvre originale présente Thétis, mère d'Achille et maîtresse d'un jour de Jupiter, implorant ce dernier en faveur de son fils, sous le regard attentif de Junon, épouse en titre du Maître des Dieux. Gibergues transforme l'action en fable moderne. Le Président à l'allure jupitérienne, «Maître» de la France, règne sur une nation symbolisée par un coq quelque peu déplumé. Coq qui remplace l'Aigle du tableau initial avec une connotation certaine de déclassement. Un drapeau européen remplace Junon dans sa supervision de la conformité des politiques menées. Le Président «jupitérien» règne, mais sur un pays qui n'est pas au mieux de sa forme et sous le regard d'instances peu malléables.    

Word from the merchant

f Gibergues' work is very influenced by the movies, if his characters owe a lot to Frederico Fellini and to the disproportionate creatures who embody the director's fantasies, the fact remains that the artist, through this filmography, essentialy takes a look at his contemporaries. But what is more contempary than oneself or one's relatives, even if these lasts are that way only through medias ? In his portraits and self-portraits Goberges poses the problem of representativeness. Should one respect the photographic reality or transgress it to try to reach a psychological depth, a personality? Deliberately he chooses to overdo the line and emphasize some defects or disgracious shapes knowing that from these emerge empathy or rejection.

related to the work : "La posture jupitérienne" is a work with several abysse settings. It's directly inspired  from the painting of Jean-Auguste-Dominique Ingres "Jupiter and Thetis". Already at that time Ingres had given to Jupiter's face the shape of one of his friends, the painter Granet. Therefore Gibergues does not invent anything in making a substitution of Granet by President Macron, elected in 2017. The original work presents Thetis, mother of Achilles and Jupiter's mistress for a day, imploring the latter in favor of his son, under the attentive gaze of Juno, "defending" wife of the Master of the Gods. Gibergues transforms the action into a modern fable. The Jupiterian looking President, "Master" of  France, reigns over a nation symbolized by a somewhat plucked rooster. Rooster that replaces the Eagle from the original painting with some downgraded connotation. A European flag replaces Juno in overseeing the compliance of policies. The "Jupiterian" President reigns, but on a country that is not in its best shape and under the gaze of shortly malleable instances.

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 OEuvre originale :