Bernard Morteyrol
« La jeune fille et la mort »
Série : « Même que je me souviens de… »
Acrylique sur toile – 2000 – 73 x 100 cm
Signature en bas à gauche – Titre au dos
Provenance : atelier de l'artiste
Series : « Même que je me souviens de… »
Acrylic on canvas – 2000 – 73 x 100 cm
Signed lower left – Titled on the reverse
Origin : artist's studio
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Autres vues :
Le mot du marchand
La série « Même que je me souviens de... » est un contrepoint de « Je me souviens », titre d’un livre de Georges Perec qui le présente ainsi : « des petits morceaux de quotidien, des choses que, telle ou telle année, tous les gens d'un même âge ont vues, ont vécues, ont partagées, et qui ensuite ont disparu, ont été oubliées ; elles ne valaient pas la peine de faire partie de l'Histoire, ni de figurer dans les Mémoires des hommes d'État, des alpinistes et des monstres sacrés. Il arrive cependant qu'elles reviennent, quelques années plus tard, intactes et minuscules, par hasard ou parce qu'on les a cherchées, un soir, entre amis ; c'était une chose qu'on avait apprise à l'école, un champion, un chanteur ou une starlette qui perçait, un air qui était sur toutes les lèvres, un hold-up ou une catastrophe qui faisait la une des quotidiens, un best-seller, un scandale, un slogan, une habitude, une expression, un vêtement ou une manière de le porter, un geste, ou quelque chose d'encore plus mince, d'inessentiel, de tout à fait banal, miraculeusement arraché à son insignifiance, retrouvé pour un instant, suscitant pendant quelques secondes une impalpable petite nostalgie ». Bernard Morteyrol fait sienne cette nostalgie et en propose un parallèle graphique liés aux souvenirs de sa jeunesse parisienne. Il s’inscrit ainsi pleinement dans cette tentative d’expression concurrente d’un media par un autre, substituant l’image aux lettrres.
Word from the merchant
The series ‘« Même que je me souviens de... » serves as a counterpoint to « Je me souviens », the title of a book by Georges Perec, who describes it as follows: ‘little snippets of everyday life, things that, at a year or another, everyone of a same age saw, experienced and shared, and which subsequently vanished and were forgotten; they were not worth being part of History, nor of featuring in the Memoirs of statesmen, mountaineers and living legends. Nevertheless it happens that they return, a few years later, intact and tiny, by chance or because we sought them out, one evening, amongst friends; it was something we’d learnt at school, a champion, a singer or a rising starlet, a tune on all the lips, a hold up or a disaster making the front pages, a bestseller, a scandal, a slogan, a habit, an expression, an item of clothing or a way of wearing it, a gesture, or something even more light, unessential, utterly mundane, miraculously snatched from its insignificance, rediscovered for a moment, evoking for a few seconds a small pang of intangible nostalgia’ (rough translation). Bernard Morteyrol embraces this nostalgia and offers a visual counterpart linked to memories of his youth in Paris. He thus fully embraces this attempt at expression where one medium competes with another, substituting images for words.
OEuvres de la même série :
INFORMATIONS SUR L'ARTISTE
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Chemins de traverses
Critique politique et sociale
Expressionnisme
Portraits et autoportraits
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